UN NOUVEAU PARCOURS PLAÇANT LES PATIENTS LOCALISÉS DANS DES DÉSERTS MEDICAUX1 AU CENTRE D’UN DISPOSITIF SÉCURISÉ ET MÉDICALEMENT QUALITATIF

 

Paris, le 3 octobre 2018

Notre système de santé évolue, la prévention devient une priorité des plans santé du gouvernement. Un système qui doit mieux prévenir doit se centrer sur le patient et être axé sur la qualité des soins. Il doit également prendre en compte les technologies récentes et les habitudes nouvelles des patients et être accessible à tous sur tout le territoire.

Des préoccupations telles que favoriser la santé visuelle de l’ensemble des Français, donner accès au plus grand nombre à des dépistages des troubles visuels et proposer une offre sur l’ensemble du territoire, notamment dans les déserts médicaux1 , ont conduit la société Althalia, société de coordination de soins, signataire d’un contrat de télé-médecine avec l’Agence Régionale de Santé d’Ile-de-France, à développer un service de visio-consultation ophtalmologique.

Ce dispositif innovant propose un nouveau parcours de soins assurant la place du patient au cœur de l’organisation : dans une pièce dédiée et sécurisée des magasins d’optique participants, les mesures utiles à la consultation de dépistage sont effectuées par un ophtalmologue en visio-consultation avec la participation présentielle d’un opticien diplômé.

Le patient peut ainsi dialoguer avec l’ophtalmologue, en temps réel, dans un environnement sécurisé et équipé, pour favoriser une approche qualitative de la visio-consultation.

Ce service s’appuie sur un dispositif nommé pro-visio.fr, présenté aux autorités compétentes et qui est le garant d’une haute qualité médicale, éthique et de sécurité.

C’est sur pro-visio.fr que le patient commence son parcours de soins : il pourra se géolocaliser et sélectionner l’opticien participant le plus proche de son domicile, il pourra réserver sa visio-consultation, il devra répondre à un questionnaire médical qui sera adressé en toute confidentialité à l’ophtalmologue (seul habilité à définir si le patient est éligible, ou non à la télé-médecine selon son âge ou ses pathologies par exemple). À la suite de la validation de son dossier, il pourra se rendre dans le magasin sélectionné pour la visio-consultation. Le patient recevra ensuite, selon les résultats des examens médicaux, une ordonnance directement sur son espace privé confidentiel. Le patient n’a aucune obligation d’achat des équipements visuels auprès de l’opticien sélectionné.

GrandVision France a décidé de s’associer à ce service innovant d’Althalia, parce qu’il s’inscrit dans la réforme globale du système de santé, dont la vocation est de « prendre soin de chacun », quelle que soit sa localisation sur le territoire français. GrandVision France participe ainsi à l’évolution des compétences des opticiens, souhaitée par la profession. Fort de son ancrage régional, le groupe souhaite associer ses opticiens à la prise en charge des soins visuels dans les territoires qui ne peuvent répondre à la demande.

GrandVision France soutient la solution Althalia, gage de qualité et de sécurisation de l’acte de télé-médecine et de collaboration avec les professionnels de santé. Ainsi, les opticiens de GrandVision France localisés dans les déserts médicaux recevront les patients dans une salle dédiée, phonétiquement et visuellement isolée ; ils seront formés aux matériels médicaux et à la visio-consultation par les fournisseurs, et interviendront sous l’autorité d’ophtalmologistes, sur la base d’un protocole défini en amont.

Pro-visio.fr est une organisation construite autour des ophtalmologues et sous leur supervision, en étroite collaboration avec les opticiens et les fournisseurs de matériel ophtalmologique.

Les réservations seront ouvertes à compter du 5 novembre 2018, avec une généralisation progressive des magasins d’opticiens participants en 2019.

Cette organisation se fonde sur plusieurs principes forts :

  • Création d’avant-postes de dépistage et d’analyse de la santé visuelle
  • Garantie de continuité de soins
  • Garantie d’ouverture à tous les professionnels ophtalmologues et opticiens
  • Garantie de séparation des activités médicales et des activités commerciales de vente d’équipement
  • Garantie de qualité et de sécurité tout au long du parcours de soins

 

  1. Les zones de déploiement de ce protocole auprès des opticiens – ophtalmologues correspondent aux zone A et B selon l’arrêté du 13 novembre 2017 relatif à la méthodologie applicable à la profession de médecin pour la détermination des zones prévues au 1° de l’article L. 1434-4 du code de la santé publique.

 

A propos de GrandVision France – Générale d’Optique, GrandOptical, Solaris

La filiale France de GrandVision, leader mondial de l’optique, avec plus de 7 000 magasins implantés dans 44 pays et 34 enseignes locales renommées, ambitionne de devenir l’employeur incontournable du secteur de l’optique. GrandVision en France, c’est plus de 800 magasins en succursales et en franchises, couvrant les trois enseignes : Générale d’Optique, GrandOptical et Solaris. C’est également le plus grand succursaliste du secteur optique avec plus de 4 000 collaborateurs. Son ambition est de contribuer aux politiques de prévention et de santé visuelle pour toutes les catégories de la population.
www.grandvision.com

A propos d’Althalia

ALTHALIA est une société française de services médicaux opérant au niveau européen qui réalise et met en œuvre pour ses membres, individus et/ou salariés de petites, moyennes ou grandes entreprises, des programmes de prévention en santé et bien-être. La mission principale d’Althalia est d’évaluer la qualité des centres de soins et des praticiens pour garantir des parcours de soins de grande qualité, dans la plus totale indépendance vis-à-vis des organismes de régime obligatoire/complémentaires santé (sécurité sociale, compagnies d’assurance ou mutuelles) comme des fournisseurs de soins (centres de soins, hôpitaux et praticiens).
www.althalia.com

 

Pour recevoir le DOSSIER DE PRESSE et pour plus d’informations :

D’après une nouvelle recherche britannique, la myopie progresserait en Europe. Près de la moitié des jeunes adultes de 25 à 29 ans serait myope.

Katie Williams du département d’ophtalmologie du King’s College London et son équipe ont passé en revue 15 études concernant au total 60.000 personnes. D’après les données récoltées, un quart des Européens sont myopes. Et la proportion est presque doublée pour les 25-29 ans, puisqu’ils sont exactement 47 % à voir de loin avec difficultés.

Un lien fort entre le niveau d’études et la myopie a été observé par les auteurs de ce travail de méta-analyse. Ainsi les individus ayant fini leurs études présentent des niveaux de myopie deux fois plus élevés que ceux qui se sont arrêtés avant le Bac.

Écrans et manque d’activité en extérieur sont pointés du doigt

« De longues heures consacrées aux études et au travail sur ordinateur, combinées à moins d’activités en extérieur peuvent expliquer la corrélation entre le niveau d’instruction et la myopie », avancent les chercheurs. Ceux-ci n’estiment toutefois pas que ce lien explique à lui seul la hausse importante de l’incidence de ce trouble visuel en Europe.

« Nous ne comprenons pas encore bien les raisons de cette évolution », explique le Pr Chris Hammond, coauteur de ce travail. « Davantage de recherche est nécessaire, notamment chez les enfants, puisque cette étude portait uniquement sur des adultes. »

La myopie se développe généralement au cours de l’enfance et de l’adolescence. Elle se caractérise par l’allongement de l’œil. C’est-à-dire que la rétine est située trop loin du segment antérieur de l’œil, entraînant ce qui provoque une vision trouble de loin. La myopie est corrigée par le port de lunettes, de lentilles ou par une chirurgie réfractive. « Les myopies sévères induisent en outre un risque accru de décollement de la rétine, de glaucome ou de DMLA », soulignent les auteurs.

Un mystérieux syndrome affecte la vision des astronautes : lors de séjours prolongés dans l’espace, leur vue, pourtant excellente au départ, se détériore. Ce syndrome, dont le lien avec la pression intracrânienne reste à prouver, pourrait poser problème pour envoyer des Hommes sur Mars.

Les séjours dans l’espace sont connus pour avoir des effets sur le corps des astronautes : ils grandissent, leurs muscles fondent, mais il y a aussi un effet secondaire bien gênant, à savoir une détérioration de leur vue.

Par exemple, la vue de l’astronaute John L. Phillips, qui a travaillé à bord de la Station spatiale internationale (ISS) en 2005, est passée de 20/20 à 20/100 en six mois. En revenant sur Terre, il a subi des IRM, des scanners de la rétine, des tests neurologiques et une ponction lombaire. Résultats : sa vision, mais aussi ses yeux, avaient changé. L’arrière de ces organes était devenu plus plat, ce qui a repoussé la rétine vers l’avant. Il avait aussi des plis sur la choroïde et une inflammation des nerfs optiques. Six mois après son retour sur Terre, sa vision s’est un peu améliorée, puisqu’elle est passée de 20/100 à 20/50, niveau auquel elle s’est stabilisée pendant les onze années suivantes.

L’histoire de John Phillips ne serait pas isolée. Des cas similaires ont été décrits chez d’autres astronautes. Ce serait même un problème fréquent chez ceux qui ont effectué de longues missions dans l’espace. Mais comment l’expliquer ? L’hypothèse souvent avancée est celle d’une modification de la pression intracrânienne. En effet, sur Terre, la gravité pousse les fluides corporels vers le bas mais dans l’espace l’excès de fluides dans le crâne pourrait augmenter la pression dans le cerveau et à l’arrière des yeux.

Cette théorie de l’accumulation de fluides dans le crâne n’a jamais vraiment été testée dans l’espace. Les méthodes de mesure de la pression intracrânienne sont invasives, ce qui est assez contraignant, comme l’explique au Washington Post J. D. Polk, un chirurgien de la Nasa« Il y a le risque d’infection et, pour être franc, rien que le fait de réaliser la procédure dans l’espace est difficile ».

L’hypothèse de la pression intracrânienne doit être testée dans l’espace

Pourtant, pour Michael Barratt, astronaute et spécialiste de la médecine de l’espace, il faudra passer par la mesure de la pression intracrânienne dans l’espace, même si la technique est invasive. Une possibilité consisterait à placer une sonde crânienne chirurgicalement des mois avant le vol spatial afin de mesurer la pression. Alors qu’il était en mission pendant six mois dans l’espace en 2009, Michael Barratt s’est aperçu que sa vue se détériorait. Avec un collègue de l’équipage, Robert Thirsk, ils ont décidé de mieux étudier ce problème. Les deux hommes ont enchaîné les examens ophtalmologiques. Ils avaient tous deux des signes de gonflement du nerf optique, un aplatissement de la forme de l’œil et un œdème du disque optique.

Sur Terre, le syndrome le plus proche de ce syndrome est l’hypertension intracrânienne idiopathique. Les patients qui en souffrent ont des pressions augmentées dans le crâne et présentent des problèmes de vision proches de ceux des astronautes.

Cependant, une étude parue en avril 2015 a mis en doute l’hypothèse de la pression intracrânienne. Lors d’un vol parabolique qui a atteint la gravité zéro pendant 25 secondes, des chercheurs l’ont testé chez quatre hommes qui portaient un casque avec des implants. Au cours du vol, les résultats ont montré un pic dans la pression intracrânienne, mais, au moment de la gravité zéro, elle a diminué : c’était l’inverse de ce qui était attendu !

Aussi, avant d’envoyer des Hommes sur Mars (dans les années 2030), il faudra résoudre ce problème car le voyage durera six à neuf mois. Ce souci de vision n’est peut-être qu’un des risques que la microgravité fait courir à la santé, comme l’explique Michael Barratt : « Nous en voyons les manifestations ophtalmiques, visuelles et neuronales. Je suis assez certain que c’est un peu plus global que cela ».